Chers lecteurs,
Merci de votre engagement dans les méthodes effectuales par la lecture de notre livre.
Une question revient à chaque atelier : concrètement, à quoi servent-elles ? La réponse tient en douze usages. Nous les avons regroupés ici par ce qu’ils permettent d’obtenir plutôt que par méthode, parce que c’est ainsi qu’une situation réelle se présente.
Ces douze usages ont un point commun. Ils supposent tous une situation où l’on ne peut ni prévoir ce qui va se passer, ni découper le problème en morceaux traitables séparément. C’est le terrain des méthodes effectuales : elles ne partent pas d’un objectif à atteindre mais des moyens dont on dispose, et laissent la forme du projet se construire chemin faisant.
Les douze briques de valeur
Quand on ne sait plus quoi faire
- 1Révéler des modes d'action inédits
- 2Faire avancer un projet bloqué
- 3Démêler une problématique complexe
Quand il faut une direction commune
- 4Faire converger des objectifs stratégiques et leur donner du sens
- 5Faire émerger des projets communs au sein d'un collectif
- 6Identifier des espaces d'action pour transformer une situation
Quand la valeur reste invisible
- 7Révéler une valeur non exploitée d'une marque, d'un produit, d'un service
- 8Segmenter finement la valeur créée et l'écosystème concerné
- 9Formuler un pitch clair de la nouveauté
Quand tout dépend des personnes
- 10Dynamiser le collectif par la révélation du potentiel des individus
- 11Booster la capacité d'engagement d'un individu autour de sa surcapacité
- 12Identifier les partenaires stratégiques les plus pertinents
Quand on ne sait plus quoi faire
Révéler des modes d’action inédits face à une situation où plus rien d’évident ne se présente. Non pas choisir la bonne réponse parmi celles qu’on connaît déjà, mais faire apparaître des possibilités qui n’étaient dans le champ de vision de personne.
Faire avancer un projet bloqué. Un blocage n’est pas toujours un manque de ressources. C’est souvent un objectif fixé trop tôt, qui interdit de voir ce que les moyens présents permettraient d’autre.
Démêler une problématique complexe. Là où l’analyse classique cherche la cause principale, l’approche effectuale cartographie les effets accessibles et repère lesquels sont réellement à portée.
Quand il faut une direction commune
Faire converger des objectifs stratégiques et leur donner du sens. Des objectifs confiés séparément à des équipes différentes finissent par se contredire. Les relier à ce qui est en jeu leur redonne une cohérence.
Faire émerger des projets communs au sein d’un collectif. Non pas imposer un projet fédérateur, mais partir de ce que chacun apporte et laisser le projet commun se former à partir de là.
Identifier des espaces d’action pour transformer une situation. Distinguer ce sur quoi on a prise de ce qu’on ne fait que subir, et concentrer l’effort sur le premier.
Quand la valeur existe mais reste invisible
Révéler une valeur non exploitée d’une marque, d’un produit ou d’un service. La plupart des inventions servent à des usages que leur inventeur n’avait pas envisagés — le phonographe d’Edison en est l’exemple le plus connu.
Segmenter finement la valeur créée et l’écosystème concerné. Identifier qui, précisément, a intérêt à ce que la chose existe, et à quel titre.
Formuler un pitch clair de la nouveauté. Une nouveauté ne se comprend que rapportée à quelque chose de connu. Tant que ce point d’appui n’est pas trouvé, l’explication échoue, quelle que soit sa qualité.
Quand tout dépend des personnes
Dynamiser le collectif par la révélation du potentiel des individus. Ce que les gens font naturellement bien, sans effort, reste le plus souvent invisible à l’organisation, et à eux-mêmes.
Booster la capacité d’engagement d’un individu autour de sa surcapacité, c’est-à-dire de ce qu’il fait mieux que ce que son rôle exige.
Identifier les partenaires stratégiques les plus pertinents. Non pas ceux qu’il faudrait convaincre, mais ceux qui ont déjà une raison de s’engager.
Et, en surplomb des douze
Déterminer un méta projet entrepreneurial. Les douze usages ci-dessus se déploient à l’intérieur d’un cadre. Le méta projet est ce cadre : il donne leur place aux projets particuliers au lieu de les laisser se juxtaposer, et rend visible ce qui les relie.
Les méthodes qui les mettent en œuvre
Six méthodes couvrent ces usages, chacune sur son terrain :
- ISMA360 — trouver le marché d’une idée nouvelle ou d’une invention
- ISMA Talents — révéler la surcapacité d’une personne et la mettre en action
- ISMA Concept — cadrer la nouveauté et son contexte d’adoption
- Effectual Goals — concevoir des objectifs reliés et les atteindre en incertitude
- FOCAL — passer d’un problème à l’opportunité qu’il recouvre
- Space Setting — identifier les zones de contrôle et agir avec ce que l’on a
La présentation détaillée de chacune se trouve sur la page des méthodes.
À qui elles s’adressent
Startups et entreprises innovantes, PME en phase de croissance, consultants et cabinets de conseil en stratégie, ONG. Le point commun n’est ni la taille ni le secteur : c’est de devoir décider sans pouvoir prédire.
Nous restons disponibles si vous avez des questions à ce sujet.
À bientôt,
Quentin et Dominique